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L'histoire de l'airsoft

Mardi 05 Novembre 2013

Vers le milieu des années 1970 et en respectant les lois japonaises, imposant l'impossibilité de transformation d'un objet en arme à feu, des techniciens et ingénieurs débutent la transformation, voire la fabrication, de ces répliques d'armes inertes en répliques d'armes pouvant tirer des projectiles non dangereux, le tout utilisant de l'air comprimé. Le choix se porte alors immédiatement sur des billes sphériques de 6 millimètres. À cause de la loi japonaise ces "lanceurs" ne peuvent pas développer plus de 2 joules en sortie de canon. Au vu de l'engouement de certains pour ces "lanceurs répliques d'armes", ayant les mêmes fonctionnalités que les vraies armes (souvent baptisées "real steel" par les joueurs), des jeux opposants 2 ou plusieurs équipes voient le jour sous le nom de Survival Games ou WarGame. Les répliques prennent alors le nom d'airsoft-gun. Des ingénieurs fort connus encore aujourd'hui sont issus de cette époque, tel que Tanio Kobayashi.


Dans les années 1980, Tokyo Marui, société japonaise alors spécialisée dans le modélisme bas de gamme, se lance dans le secteur de l'airsoft en produisant des répliques d'armes utilisant la technologie des voitures électriques télécommandées. L'air comprimé est alors fourni par un piston poussé par un ressort, lui-même armé par un système d'engrenages entraînés par un moteur électrique au sein d'une "gearbox". L'énergie nécessaire à la propulsion des billes est alors tirée d'une batterie d'accumulateurs. La facilité d'utilisation et d'entretien de ce type de réplique est telle que c'en devient le principal déclencheur du succès de l'activité airsoft.


Tokyo Marui a commencé avec la fabrication d'une réplique du FAMAS français (qui est toujours utilisé à ce jour, étant d'une grande fiabilité et offrant des performances très honorables selon les critères actuels), qui connaît un franc succès (il est d'ailleurs marquant d'apprendre que, de notoriété publique, certaines unités de l'Armée Française, telles certaines unités de Chasseurs Alpins auraient utilisé ou utiliseraient encore de telles répliques pour certains entrainements, en particulier le combat à l'intérieur des bâtiments : CQC ou CQB) . Suivent alors rapidement la gamme des M16A1 et M16 VN (Viêtnam), puis le CAR-15 et le XM177E2 ainsi que le H&K PM-5 pour étendre ensuite sa gamme de produits à plusieurs dizaines de modèles de répliques.


En 1993, Tokyo Marui invente et fait breveter le Hop-up. Ce système permet d'augmenter la portée des billes sans augmenter la vitesse de sortie de ces dernières. Le système s'appuie sur l?effet Magnus, découvert par le physicien allemand Heinrich Gustav Magnus (1802-1870), qui permet notamment d?expliquer les effets de balle dans les activités sportives. Le système, grâce à une pièce de caoutchouc, permet d'exercer une friction sur la bille au moment de sa propulsion, la faisant tourner sur elle-même et tel un lift au tennis permettant ainsi de la faire "voler".